Il parlamento europeo adotta una risoluzione riconoscere Nagorno Karabakh

UNION EUROPEENNE-ARTSAKH
Le Parlement europeen adopte à une large majorité une résolution reconnaissant à la « région du Haut-Karabakh » le droit à l’autodétermination
Le Parlement européen a adopté, le mercredi 5 juillet (457 voix pour, 124 contre et 66 abstentions) une résolution intitulée “Recommandation du Parlement européen du 5 juillet 2017 à l’intention du Conseil sur la soixante-douzième session de l’Assemblée générale des Nations Unies“, dans laquelle le point Paix et Sécurité, dans son alinéa a) évoque la République du Haut-Karabakh, en ces termes :
“continuer à prôner le respect total de la souveraineté, des frontières internationalement reconnues et de l’intégrité territoriale des pays d’Europe de l’Est et du Caucase du Sud, notamment de la Géorgie, de la Moldavie et de l’Ukraine, devant les violations du droit international commises dans ces régions ; soutenir et relancer les efforts diplomatiques déployés pour parvenir à un règlement pacifique et durable de ces conflits en cours et de longue durée, ainsi que du conflit affectant la région du Haut-Karabakh, et pour faire respecter, sur le terrain, les droits de l’homme, l’intégrité territoriale, le non-recours à la force ainsi que l’égalité de droits des peuples et leur droit à disposer d’eux-mêmes ; inviter instamment la communauté internationale à appliquer pleinement la politique de non-reconnaissance de l’annexion illégale de la Crimée ; renforcer activement les pressions exercées sur la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, afin de régler le conflit en Ukraine conformément aux accords de Minsk ainsi que le problème de l’occupation des régions géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud ; rechercher un équilibre politique qui rejette toutes les aspirations de sphères d’influence exclusive ;“
Les députés reconnaissent explicitement le droit à l’autodétermination de la “région du Haut-Karabakh“ et s’ils tiennent au “respect de l’intégrité territoriale des pays d’Europe de l’Est et du Caucase du Sud“, ils insistent sur trois pays seulement, “la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine“, trois Etats du Partenariat oriental signataires d’un accord d’association avec Bruxelles. Mais ils n’évoquent pas explicitement l’Azerbaïdjan et l’Arménie, que le Haut-Karabakh. Or, comme la question de l’Artsakh (Karabakh en arménien) concerne sur le plan du droit, que le principe de l’autodétermination des Arméniens de cette région, le fait de ne mentionner que “le Haut-Karabakh“ montre à la fois que cette République d’Artsakh est partie prenante du conflit, que l’Arménie ne l’est pas, comme le stipule les 4 résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU et que l’Azerbaïdjan ne voit pas son intégrité territoriale mentionner spécialement. A ce stade, c’est une avancée pour les droits des Arméniens de l’Arsatkh, vraisemblablement car l’Azerbaïdjan multiplie les violations des droits de l’homme, les agressions à l’encontre des Arméniens et les actes d’intimidation contre les députés européens. Mais ce vote s’explique aussi en raison du fait que l’Arménie s’apprête à signer en novembre 2017 un accord d’association avec Bruxelles, si tout va bien. Et comme Moscou et Bruxelles cherchent à surmonter leurs différends, l’Arménie a dans cette perspective une carte à jouer.
vendredi 7 juillet 2017,

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